mardi 30 juin 2015

2015' SUMMER DIARIES #1: HELLFEST REPORT!


D'entrée de jeu c'était clair dans ma tête: le Hellfest serait mon dernier festival. Lassée et usée par nos années précédentes au Graspop où le négatif finissait toujours par primer sur le positif, je voulais marquer le coup cette fois-ci dans l'espoir de terminer en beauté, et clôturer cette période de ma vie proprement et dignement.

Un peu traumatisée par mes expériences passées, je suis partie vers Clisson dans l'optique de ne plus jamais remettre ça...Une semaine plus tard je suis toujours en dépression post-Hellfest et tout le monde semble plus ou moins s'accorder sur le fait que naturellement, on remettra ça l'année prochaine. S'ensuit donc un article mastoc divisé en quatre jours d'un festival qui poutre, z'êtes prévenus.

JEUDAY

Jour du départ en bonne et due forme : j'ai oublié d'embarquer la moitié de ce dont j'avais besoin, découvert une énorme flaque d'eau dûe à une fuite de dernière minute dans mon appartement et cassé mon beau verre en terre cuite du Castlefest dans lequel je bois quotidiennement. On a la poisse ou on ne l'a pas.

7 heures de route nous attend, plus probablement un total de 3 heures de pause-clope-saucisson-pipi, on estime notre heure d'arrivée vers 23 heures/minuit, ça pique un peu mais la voiture de Ray est d'un confort inégalable alors ça passe comme une couque (ceci est une expression belge cool, n'hésite pas à la replacer en société!). Syd a embarqué avec lui un covoitureur, Cédric, afin de diminuer le coût de l'essence et des fucking péages. Grand habitué des éditions précédentes, il m'a permis lors de nos discussions d'y voir beaucoup plus clair sur le fonctionnement du festoche et de noter avidement tous les bons plans qu'il avait dans sa manche (une rivière où se baigner? sérieusement? où ça?)

Méga youpie de cette année aussi, Heartsless Witch m'apprend à une semaine de l'aventure qu'elle sera au festival contre toute attente, une opportunité rêvée pour la rencontrer et (enfin) lui passer commande! Tout au long de la journée elle m'envoie des messages pour me parler de sa progression envers Clisson Rock City, pour me demander finalement si on veut camper avec elle sur un espace de rêve qu'elle finira par nous réserver toute la journée! Oui, oui, triple oui!

Il fait nuit noire lorsque nous débarquons à Clisson. Devant nous une guitare gigantesque de 10 mètres de haut se dresse sur le rond-point. A ma gauche des énormes flammes déchirent l'air. A ma droite des festivaliers sont en mode camping sauvage. Une grande première pour moi qui me moquait d'ailleurs gentiment de Ray  dont c'était le premier festival et qui croyait que cela fonctionnait comme un "vrai" camping et qu'on installerait notre tente à côté de la voiture. Et moi de lui répondre bien sûr: "Pauvre fou! Tu vas traîner tout ton bazar à pied sur deux kilomètres et souffrir comme tout le monde." Au Hellfest tout le secteur est bouclé pour l'occasion, que tu choisisses de camper à côté de ta caisse près des vignes ou sur le terrain prévu pour, manifestement c'est ton droit. En Belgique, tu es condamné à cohabiter avec des bourrins qui font péter leur bonbonne de gaz à deux mètres de toi, qui crament leur tente de leur plein gré ou mieux encore,qui font cuire leur caca dans une poêle comme si c'était tout à fait normal. + 2376 points pour le Hellfest juste à l'arrivée.

A peine parqués, des gens viennent nous saluer, d'autres nous demandent si nous avons besoin d'un coup de main, le staff du festival prend nos affaires et les déplacent à des endroits plus simples d'accès pendant que nous nous occupons des bracelets avant de nous souhaiter un excellent festival... et moi je trace ma route stoïque et outrée par TANT DE GENTILLESSE. Cet altruisme m'a complètement sciée, et alors que je me remets un peu de cette vague de sympathie en songeant à m'expatrier en France pour de bon, Sydney crie derrière moi "Hey mais les gars, le Graspop à côté c'est la foire aux boudins!" Effectivement, on traverse une reconstitution des rues de Camden Town, en passant ensuite devant l'entrée du site symbolisée par une énorme cathédrale, tandis que l'arrière dévoile une grande roue et des lances flamme à gogo...On se pose quelques secondes pour faire un tour à 360° en percutant qu'on vient un peu d'atterir au Disneyland du metal. 

On part rejoindre Heartsless-Witch-Laipha au camping, et pour le coup j'ai un peu peur qu'elle me déteste rapidement, débarquant avec une clique de garçons qui sont du genre à courir en slip en poussant des cris d'animaux à quatre heures du matin et à faire des duels de catch mexicain avec les voisins d'à côté, ce qui n'est pas toujours de tout repos. Elle nous a accueilli avec une telle philanthropie que j'en étais presque gênée, partageant avec nous tout ce qu'elle possédait et s'occupant de notre bien-être comme si nous étions tous amis depuis une décennie...et pour la première fois en 10 ans l'horreur du camping devînt jour après jour ma partie préférée.

VENDREDAY

Premier jour qui s'entame avec un passage au supermarché Leclerc situé à même pas 10 minutes à pied de notre campement! Une aubaine et un luxe formidable quand on est tête en l'air comme moi et qu'on a laissé la moitié des vivres à la maison ET qu'on aime son café glacé au saut du lit. Si on remet le couvert les années prochaines, on ne s'embêtera d'ailleurs même plus à préparer et trimbaler des provisions, on ira faire nos courses au jour le jour en fonction de nos envies (adieu raviolis et cassoulets en conserve!), et aussi pour réapprovisionner les copains en bières fraîches.

Grosse surprise en arrivant, le magasin est bondé de metalleux qui hurlent "Apéro!" toutes les 5 minutes suivi d'une hilarité collective, qui s'avéra être l'hymne durant tout le festival. Cette scène classique du quotidien formait soudainement un tableau tout à fait surréaliste, me donnant l'impression d'évoluer dans un rêve, dans un monde à mon image. Quand je passe les portes d'un magasin chez moi, c'est le dédain à coup sûr, ici une nana est venue me tapoter l'épaule pour me chuchoter avec un grand sourire qu'elle trouvait mes cheveux splendides. Quelle différence! Une dizaine de personnes sont d'ailleurs venues me complimenter pour des raisons diverses pendant ces 4 jours, j'étais ébahie et je n'en revenais pas! Vous pensez que quelqu'un est venu me dire quelque chose de positif en 10 ans de Graspop? Bonjour la perte de temps.

Premier concert ensuite en grande pompe avec Sylosis sur une maisnstage beaucoup moins peuplée que chez nous, le bonheur! J'étais ahurie de découvrir que le Hellfest était en fait plus petit que son équivalent belge, moi qui m'attendais à un monstre de proportions pour réunir l'entièreté du public français, vu l'immensité du territoire à couvrir! Pas du tout! Mis à part quelques pics de popularité pour certains groupes, en se pointant à l'heure on pouvait profiter de tout à son aise.

Direction ensuite vers la Temple pour voir le show d'Enthroned, du black metal de nos terres, une combinaison qui me laissait un peu sceptique en y allant, mais pour laquelle je suis restée pourtant jusqu'à la fin. Syd qui aime beaucoup le genre estime pourtant qu'en live c'est chiant parce que c'est un public beaucoup trop statique. De mon côté c'est justement cet aspect religieux et respectueux que je recherche et auquel j'aspire de plus en plus lorsque je me rends à un concert. Comme quoi.



Je suis allée rendre honneur à mon adolescence en allant jeter un rapide coup d'oeil à Godsmack, pour y entendre quelques morceaux cultes avant de voir à quoi ressemblait Melechesh et faire coucou aussi en passant à Dying Fetus que nous avions déjà vus précédemment. J'ai vu qu'en dernière minute Oathbreaker était de la partie pour remplacer un désistement, j'étais enchantée de cette nouvelle puisque cela fait un an que j'essaie de trouver une date pour les revoir, en vain! Leur prestation m'avait  complètement clouée mais aussi laissée sur ma faim, cette fois-si je voulais revivre le concert de près. Leur chanteuse, Caro, sorcière moderne à la beauté spectrale dont il est difficile d'entrevoir un bout de visage a une fois de plus jeté ses sorts, et je suis restée scotchée d'admiration face à la musique criarde qui m'a fait un effet boeuf.

J'ai pleuré ces cinq dernières années de ne jamais avoir vu Five Finger Death Punch, j'aurai fini par les voir trois fois en un an! Laipha qui était partie voir Lamb of God avec lesquels leur show était interverti sans qu'elle soit au courant est revenue totalement amoureuse d'Ivan Moody! J'ai cru qu'on allait en arriver aux mains mais on a trouvé un compromis pour se le partager sur la semaine, donc tout va bien. J'étais rentrée de leur live en Belgique tremblante et suante d'amour, j'avais un peu peur d'altérer mes souvenirs avec une prestation moins emblématique à mes yeux. Quelle voix, quelle hargne, quelle présence,j'étais bête de douter!



Clôture d'un vendredi bien rempli avec Slipknot, la tête d'affiche du jour. Vu à maintes reprises, c'est pourtant la première fois que leur show me laisse relativement insensible, d'autant plus étrange que je trouve leur dernier album absolument brillant. Slipknot, c'est devenu quelque chose de beaucoup trop propre et un peu creux, on est loin des années où le groupe me glaçait le sang et où leur réputation me mettait mal à l'aise... L'aspect professionnel a manifestement pris le pas pour de bon sur la légende urbaine, mon intérêt n'a donc malheureusement plus vraiment de raison d'être. Je me demandais pourquoi tous ces gamins qui avaient pour la plupart le même âge que moi se pointaient encore à ce genre de performance... J'ai eu ma réponse quand j'ai vu une quantité folle de bras se lever  lorsque Corey se demanda qui n'avait encore jamais le groupe en live avant ce soir. Mieux vaut tard que jamais? Pas sûr.


SAMEDAY



On se met en route de grand matin pour ne pas rater le show matinal de Butcher Babies, mission presque compromise avec la file monstrueuse à l'entrée ce matin-là! Laipha nous avait pourtant prévenus que le samedi c'était littéralement l'enfer à cause du pic d'affluence, je n'imaginais quand même pas que c'était à ce point-là... J'avais déjà vus les playmates californiennes à Amsterdam l'année précédente dans des conditions exceptionnelles (j'étais au premier rang avec les cheveux des chanteuses qui se mêlaient au mien!), et en entendant le single ultra catchy et rentre-dedans du nouvel album c'était sans appel, je voulais les revoir sur une grande scène, et je n'ai pas été déçue. Un plaisir pour les yeux, une énergie inégalable, des voix qui gagnent en coffre et en puissance avec les années, des nanas qui font la nique complète aux apparences et qui gèrent mieux leur scène que beaucoup de groupes déjà vus, en quatre mots : de la bombe atomique que j'irai voir et revoir tant que c'est possible.

Après c'est pause pipi, les garçons s'entassent dans le seul petit coin d'ombre qu'ils trouvent près des sanitaires. Pendant que je fais la file, le son de la tente de la Valley me parvient jusqu'aux oreilles et ressemble à une invocation à Satan, les basses sont tellement lourdes que mes viscères tremblent, la promesse d'une découverte intéressante! Je hurle après ma commission que je vais vite voir à quoi ressemble Belzébuth en fonçant sous la tente vide et SURPRISE, le Malin s'avère être une petite blonde fardée étrangement trônant au milieu d'un autel de bougies. 



Coup de foudre immédiat pour Monarch!, du doom ultra slow tempo que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam qui m'a totalement hypnotisée. J'ai bien regretté de ne pas avoir fait mes devoirs et de n'avoir rien programmé à regarder à La Valley qui semblait manifestement être une scène pour moi très axée sludge/doom/drone, des genres qui m'ont particulièrement convaincue cette dernière année et qui s'installent progressivement dans mon casque.

Direction ensuite la Warzone pour re-re-re-re-voir Rise of the Northstar qui fût sans aucune surprise une boucherie sans nom où les gens ont littéralement perdu la tête, Tortue Géniale est passé en crowdsurfing au-dessus de mo crâne, j'ai vu Sangoku dans le pit, tandis qu'un énorme drapeau à leur effigie traversait inlassablement le public de gauche à droite. Une après-midi normale au Hellfest, en somme.



Tentative de revoir Fintroll soldée par un gros échec, puisqu'il y avait trois fois la capacité de la tente sur les lieux, nous nous dirigeons donc bien à l'heure pour BodyCount, une sage décision puisque beaucoup de retardataires n'ont même pas su entr'apercevoir un bout de la casquette d'Ice-T à cause du monde qui s'y était attroupé. Le concert m'a laissé un sentiment mitigé, les musiciens étaient incroyables et je suis contente d'avoir assisté à la performance d'un groupe ultra-culte, mais une fois encore les discours fédérateurs inconsistants me donnaient envie de grincer des dents.

Faith No More, tout de blanc, était complètement surréaliste et la mise en scène donnait l'impression d'assister à un repas divin au paradis. Enfin, nous sommes allés voir Marilyn Manson plus pour lui présenter nos respects que pour le plaisir. C'est bien simple, après trois morceaux nous étions tous affligés par ce spectacle particulièrement honteux et il n'a même pas fallu se consulter pour savoir si tout le monde était d'accord de quitter le lieux. Les deux derniers lives auxquels j'ai eu le déplaisir d'assister étaient d'une médiocrité similaire si bien que je n'y vais même plus dans l'espoir d'être surprise mais par simple commémoration de mon adolescence qui a de plus en plus des allures de funérailles. Sa future tournée européenne m'est passée devant les yeux et pour la première fois l'éventualité de m'y rendre ne m'a pas effleuré une seule seconde, signe que quelque chose est définitivement mort en moi. J'étais d'ailleurs surprise de voir qu'il faisait encore salle complète, me demandant si les gens étaient nostalgiques au point d'être délibérément aveugles et sourds à ce qui se produisait, de mon côté plus jamais je ne dépenserai un denier pour alimenter ce cirque macabre en espérant retrouver des héros qui se sont effacés depuis longtemps.

DIMANCHE

Petit-déjeuner festif et convivial d'après une excellente initiative de Laipha pour notre dernier jour de festoche, on était tellement bien qu'on a du se faire vraiment violence pour décoller, nageant gaiement dans le jus d'orange et les pains au chocolat.



Le gros dilemme de tout ce festival, c'était ce fameux dimanche matin. Sur la même plage horaire il y avait d'un côté la découverte avec The Great Old Ones dont j'entends le plus grand bien depuis quelques années, d'un autre la nostalgie avec Eths et sa "nouvelle" chanteuse qui envoie du gros pâté, et enfin du sang frais avec Code Orange, un de mes derniers coups de coeur en date avec un "I am king", album impeccable de ces dernières années. J'ai finalement opté pour le dernier, un choix approuvé par mon voisin de camping qui hurlait que je prenais la bonne décision. Vu leur très jeune âge, j'attendais de Code Orange une prestation un peu gauche et maladroite, j'ai été confrontée à un spectacle éblouissant de bout en bout et une férocité admirable. Sa guitariste Reba Meyers m'a complètement subjuguée, et n'était pas sans me rappeler la chevelure de Caro d'Oathbreaker. Je crois que je développe une obsession pour un certain type de fibre capillaire (long, châtain, épais,ondulé.)

Méga pause de ces quatre jours en mode dénichage de rivière magique où tremper nos jambes lourdes et crasseuses, dans l'espoir aussi de jouir d'un peu de calme et de nature dans ce monde de brutes. Ce n'était pas sans difficulté et c'est sous un soleil de plomb que nous avons erré avec notre bâton de sourcier comme des zombies en quête d'une oasis. Nous avons finalement trouvé le petit sentier où faisaient trempette quelques metalleux et où nous avons poussé d'énormes soupirs en profitant de l'eau fraîche. Un must dont nous nous sommes promis de profiter plus d'une fois l'année prochaine. J'ai d'ailleurs émis l'idée d'acheter une piscine gonflable lors de notre centième passage dans une pompe à essence. J'ai fini par rejeter cette option en étant sûre que tout le monde aurait fini par pisser dedans.

Retour au festival pour témoigner une fois de plus de l'hystérie collective sur Alestorm, se manger une tartine de l'enfer sur laquelle je lorgnais depuis le premier jour en écoutant Epica, assister à un énième show de Limp Bizkit avec une setlist très calme, et un autre de Korn où ils ont sélectionné pour leur anniversaire tous les morceaux que je ne connaissais pas, après toutes ces années moi qui pensais être une fan, j'ai surtout découvert que j'étais une grosse inculte.



J'ai regardé In Flames plus pour tuer le temps que par réel intérêt, et contre toute attente je suis retombée complètement amoureuse de ce groupe. La setlist y a sans doute joué pour beaucoup, sélectionnant une grande partie de mes morceaux favoris contrairement aux autres concerts auxuels j'avais déjà assisté, j'étais complètement déchaînée dans la plaine à côté d'un type qui semblait connaître comme moi tous les morceaux choisis sur le bout des doigts, j'ai pris un pied fou à me replonger dans leur discographie, séduite une fois de plus.

Un petit tour ensuite du côté d'Arch Enemy pour me rincer l'oeil devant Alyssa White-Gluz! Un gars est passé devant moi en pointant un énorme doigt dans ma direction en hurlant "Mais pourquoi tout le monde regarde par là alors que la chanteuse d'Arch Enemy se trouve juste ici!" Cette personne, mes amis, a pris des cours particuliers pour savoir comment parler aux filles. "Gloire aux cheveux émeraude" me dis-je, en me remettant de mon évanouissement.

Je pensais que Nightwish serait mon dernier concert et qu'en cette occasion ce serait saturé de monde, j'étais choquée de découvrir une plaine quasi vide. Je l'étais encore plus en voyant l'accoutrement de Floor qui ressemblait à une vieille dominatrice sado-maso maquillée comme une péripatéticienne aveugle. Au plus le temps passe au plus j'émets des doutes sur les considérations esthétiques de Nightwish qui sont de plus en plus kitsch, ridicules et déroutantes. Leur dernier clip parle de lui-même, et non, je ne vous le partage pas, sinon mon blog va s'auto-détruire à coup sûr.

Désenchantée, je vais voir In Extremo vers 1h du matin histoire de m'endormir le plus tard possible pour sombrer immédiatement dans le coma lorsque ma tête effleurera le sac de couchage, et alors que le sommeil me gagne je suis soudainement bien réveillée, émerveillée par ce qui se déroule sur la scène du Temple et ce qui sera un de mes meilleurs concerts de ce festival. Les allemands d'In Extremo et leur folk communicatif m'ont éduquée, transportée, me donnant l'impression d'être l'espace de quelques instants au Castlefest! Grosse, grosse claque en fin de parcours à l'aube de notre départ! Merci qui? Merci Jacquie et Michel!



Pour terminer cet article à la longueur indécente, quelques highlights
de ces quatre jours hors du temps qui méritent aussi d'être remémorés:
  • La première c'est naturellement Laipha et son sourire inégalable dont je m'abreuvais tous les matins! Le Hellfest aurait été moitié moins chouette sans sa présence, et j'ai d'ailleurs un peu de mal à l'imaginer dorénavant sans elle. Sa présence féminine au milieu des garçons qui rotent et qui pètent, ses conversations et ses conseils toujours éclairés, sa générosité troublante et son calme me manquent cruellement au quotidien et m'ont fait regretter de ne pas pouvoir en profiter d'avantage. Notre rencontre consolide au ciment les motivations premières de ce blog et ses encouragements et ceux de son amie m'ont motivée pour les 10 prochaines années!
  • La seconde c'est Coffin Rock, sa petite entreprise de créations diverses où j'ai enfin pu passer ma première commande, emballée par l'idée d'échanger son travail en mains propres! Si vous n'avez toujours pas vu sa vidéo de présentation, elle est splendide et tout à fait à l'image de sa créatrice:


  • Je lui ai parlé avant de partir d'une idée de bannière pour le camping, et elle m'a redirigée vers son amie Boud'Tissu qui fait des choses magnifiques elle aussi, essentiellement axées vers le monde médiéval! Je m'y suis prise un peu tard pour cette année, donc le projet est tombé à l'eau mais je compte bien relancer la demoiselle l'année prochaine pour voir si on peut remettre le projet sur les rails! Une signalétique comme un étendard peut sembler purement fantaisiste ou dérisoire mais c'est grâce à un énorme drapeau "I LOVE DYING FETUS" de nos voisins que nous repérions nos tentes à distance et que nous avons su trouver Laipha le premier soir. Créer quelque chose de totalement fabulous et d'énoooorme avec des crânes qui pendent de tous les côtés pour la prochaine fois m'emballe au plus haut point!
  • Je garde aussi en mémoire notre moment "partage de maquillage" qui m'a énormément détendue alors que les garçons comataient à nos pieds, affalés sur la paillasse, agonisant dans la chaleur et lobotomisés pas nos discussions de filles. En rentrant, je me suis d'ailleurs procuré sur le champ le rouge à lèvres liquide "Lolita" de Kat von D, un "vieux rose" que j'hésitais à m'acheter depuis des mois et qui m'a immédiatement conquise lorsqu'elle m'a proposé de l'essayer, devenu maintenant un must have absolu de ma routine! Je crois d'ailleurs m'en approprier quelques autres (Bow&Arrow peut-être?) tant la tenue et le rendu sont impeccables et sans lesquels j'ai maintenant du mal à voir mon visage.
  • Sur une toute autre note, le merchandising ne m'a pas emballée plus que ça à l'Extreme Market, même si on s'éloignait carrément des pistolet zizis du Graspop, rien ne m'a vraiment attirée l'oeil, mis à part l'échoppe de The Wolf's Lair aux accents norvégiens intrigants que j'ai adoré et dont j'ai ramené quelques souvenirs à la maison! Il se pourrait que nos routes se rejoignent bientôt sur un autre festival, je croise les doigts et ma garde-robe aussi!
  • Le Hellfest prenait une toute autre dimension esthétique la nuit et une véritable poésie s'instaurait tandis que le crépuscule s'installait progressivement en fin de journée. J'ai adoré les performeuses de Pyrohex, insupportables de beauté et agaçantes de talent, j'aurais vraiment aimé dans une autre vie être cool comme ça:


  • Enfin, big up aux voisins belges qui criaient "Janvier!" au milieu de nulle part. En demandant à Seb ce qui ne tournait pas rond chez eux de crier un mois d'hiver en plein mois de juin, il a vite refait ma culture cinématographique en m'apprenant qu'il s'agissait du mot "Jambier", une référence à "La traversée de Paris" avec Jean Gabin. Nondidju. Je ne savais pas non plus qui étaient Jacquie et Michel avant cette année, et je ne sais vraiment pas où j'arriverai à placer ces noms dans une conversation. Sans doute lors d'une réunion au boulot ou lors d'une baby shower. Vivement 2016!