mercredi 19 février 2014

MORE THAN 10 THINGS I LOVED THOSE MONTHS

MUSIC

Je commence une fois de plus par la musique, puisque c'est toujours pour l'instant l'aspect qui occupe une place prédominante dans mon existence. J'ai eu la chance de voir Tesseract en live et la claque fut énorme. Les albums étaient si précis, fouillés, méticuleux que j'étais sûre d'essuyer une grosse déception, mais la performance était tantrique, orgasmique, miraculeuse. Je peinais pourtant fortement à rester concentrée et en place lors des représentations des groupes les précédant, mais dès leur venue sur scène, j'ai été paralysée de beauté et parcourue par des vagues de frisson qui menaçaient à tout moment de me faire chialer, envoûtée par tant de sensibilité et perturbée d'être autant à fleur de peau. Un concert anthologique dont je suis ressortie en tremblant et éblouie, et qui démarre de manière vraiment enthousiasmante cette nouvelle année musicale.




J'ai aussi été totalement convaincue par le live de Suicidal Tendencies. Je connaissais très peu leur registre et seulement quelques gros hits, mais j'ai quand même su instantanément qu'il fallait que je saisisse cette opportunité et que m'y rendre ne me décevrait pas. La performance était en effet énorme, le groupe extrêmement chaleureux, le public très réceptif, les looks fabuleux, le merchandising était parfait... un véritable petit bonheur où j'ai souri du début à la fin et où tout mon respect s'est manifesté dès les premiers sauts énergiques du chanteur et accords de leur incroyable bassiste. Une tuerie doublée d'une véritable capsule temporelle qui m'ont une fois de plus plongée mais aussi fait regretter mes précieuses nineties...



Ensuite, le meilleur album que j'ai entendu en ce mois de janvier est à mon énorme surprise, celui de Butcher Babies. C'est lors d'une discussion avec Seb sur les vocalistes féminines dans le milieu du metal que je l'ai familiarisé avec leur son que je lui ai décrit "comme une grosse blague qui sonnait étrangement bien". Butcher Babies est en effet ce groupe composé de deux bombasses surexcitées dont le premier morceau m'avait bizarrement convaincu mais auquel je n'ai pas donné suite par faute d'informations à se mettre sous la dent à l'époque, mais aussi parce que je suis une grosse connasse pleine de préjugés qui a vite conclu que des playmates et du metal ça ne pouvait de toute façon pas être fameux. Grave erreur. Seb m'a passé l'album le lendemain dans sa voiture et ce fût le coup de foudre immédiat, épatée morceau après morceau de tomber sur une petite bombe qui combine le meilleur d'Otep et d'In This Moment, et que j'avais largement, laaarggggemment sous-estimée.




Pour le reste, j'ai été conquise et séduite dernièrement par plus ou moins tout ça:



Enfin, pour clôturer cet extrêmement long chapitre musical, l'autre jour j'étais chez Sydney et il écoutait une radio qui poutre qui n'était pas à ma grande surprise "La grosse radio metal". Il s'agissait de la section alternative de Ouï FM qui est un véritable petit bijou qui a le mérite de me faire découvrir un paquet de bons trucs sans être répétitif. Que demander de plus? Rien à part peut-être 3 jours de congé par semaine et de la mayonnaise en spray.


MOVIES

Cinématographiquement, j'ai deux petits films européens qui ont particulièrement attiré mon attention. Aucun des deux n'était scénaristiquement ou techniquement parfaits, mais tous deux ont eu le mérite de me clouer dans mon siège par leur fraîcheur, leur approche et leur originalité, et sont parvenus à véritablement m'émouvoir et me toucher, ce qui me pousse donc à vous les recommander. Le premier est belge et s'appelle "The broken circle breakdown". J'avais croisé sa pochette à maintes reprises dans les rayons et étais partagée entre une curiosité pour ce fameux dos nu tatoué, et un rejet immédiat de la jaquette dont le visuel et le titre ne collaient pas du tout ensemble à mes yeux. Il a fallu que l'irremplaçable canadienne Miss Maggie May du bout du monde évoque et recommande ce film issu de mon pays (!) pour que je prenne enfin le temps de le calculer et rectifier par la même occasion mon ignorance et ma connerie. Depuis que j'ai lu son article il y a d'ailleurs eu un véritable effet boule de neige médiatique chez nous doublé d'un bouche à oreille assez impressionnant, le film semble avoir récolté toutes les faveurs du public et fait son bout de chemin dans le coeur de pas mal de gens, ce qu'il mérite à mes yeux, amplement. 

J'ai énormément été touchée par le personnage féminin principal auquel je me suis énormément identifiée, une fille qui se fait des tatouages par passion qu'elle recouvre par après et qui rejette catégoriquement ce qui pourrait aller bien dans son existence malgré toute la merde possible qu'elle a vécu sous le prétexte que de toute façon le bonheur est un concept éphémère puisque "la vie ne peut pas être si généreuse". Et ça, ça me rappelle vaguement la vision nihiliste de quelqu'un que je connais très bien.

Enfin, la bande-son était phénoménale avec un groupe de bluegrass de chez nous bien authentique dont la plupart des dates en Gelbique sont quasiment toutes sold out. Don't trust the hype? Je vous laisse vous faire votre propre opinion.




Le deuxième film est anglais et s'appelle "The selfish giant". C'est le film social anglais classique, avec son accent fabuleux, ses plans minimalistes évocateurs et sa photographie parfaite. Encore un régal à vous mettre sous la dent si vous êtes obsédée comme moi par les campagnes profondes d'Angleterre qui nous évoque cette fois-ci des gamins qui sont dans une situation économique tellement catastrophique qu'il doivent revendre du matériel public préalablement volé pour survivre. J'aurais tendance à dire que si comme moi, vous avez adoré Fish Tank, vous pouvez y aller les yeux fermés sur celui-ci. (Leurs graphistes respectifs approuvent d'ailleurs probablement ma dernière remarque.) Et si vous n'avez vu ni l'un ni l'autre, et bien, remédiez-y rapidement.



Enfin, dans les réjouissances à venir, je suis assez emballée par la prochaine collaboration Forzani/Cattet. Même si je reste souvent un peu sceptique concernant leurs projets, l'artwork de leurs productions me vend du rêve une fois de plus, et je suis toujours soulagée d'élargir mes horizons avec une touche de cinéma moins formatée et plus expérimentale pour rythmer mon pauvre paysage culturel.





TV SHOWS

En ce qui concerne les séries, j'ai fait dans le gros flashback en m'attaquant à l'un des innombrables cadeaux que Julien m'a fait pour mon anniversaire. Il est toujours un peu sidéré par mon ignorance, et a dû rectifier le tir cette année en m'offrant Popular, une série que je ne pouvais pas ne pas avoir vu, étant donné mon inconditionnelle addiction pour tout ce qui s'est passé lors de la fin du siècle passé jusqu'à plus ou moins 2005. Popular est en effet l'archétype de toute mon adolescence et de tout ce que j'adorais au début des années 2000. C'est du Mean Girls qui se décline sur une chiée d'épisodes bourrés de remarques intelligentes et judicieuses sur l'identité vs la popularité, des débats vieux comme le monde comme l'apparence ou l'intégrité, le tout balancé par des acteurs habillés, maquillés, coiffés aux codes de l'époque. Une série que j'aurais vénéré à mes 16 ans et sur laquelle je pleure de nostalgie à mes 26. Gros bémol cependant: l'inégalité surprenante du ton et de la qualité d'un épisode à l'autre. On me chuchote que c'est la première série de Ryan Murphy. Ah! Une constante dans son oeuvre, et rien de très étonnant,donc. A voir rien que pour la beauté subjuguante de Carly Pope et pour ses coups de sang fréquents envers l'empire scolaire des cheerleaders.



BOOKS

Au niveau livres, je sautille d'impatience à l'idée de la sortie de Watersnakes la semaine prochaine qui a l'air d'être du très, très grand Tony Sandoval. Les mises en bouche sont superbes, la thématique tellement alléchante que je ne peux m'empêcher de vérifier quotidiennement si la sortie ne se ferait pas prématurément pour assouvir mon coeur de groupie. ( update: il est à présent disponible et sans aucune surprise, il ne déçoit absolument pas!)




Je crois d'ailleurs que j'ai un petit peu trop gavé mon entourage avec mon amour débordant pour cet illustrateur récemment, puisque j'ai déblatéré sans fin sur la possibilité d'aller jusqu'au festival d'Angoulème juste pour lui dire qu'il était le roi de la bande dessinée à mes yeux et que ses petits 4000 likes facebook est une véritable offense à son génie. Heureusement, j'ai été rationnelle pour une fois dans ma vie et je me suis dit que 10 heures de route pour passer pour une fan hystérique et cinglée n'était pas une bonne idée.

J'ai ensuite voulu improviser un petit week end à Paris pour aller voir son exposition au galeries d'Arludik en visant le vernissage afin d'avoir une chance de humer sa chevelure mexicaine et en lâchant trois mots espagnols en bégayant, mais le délai était un peu trop court et au final je n'ai rien fait d'autre que brasser du fantasme comme une vieille grand-mère sénile à longueur de journée...

Néanmoins, il y a quelques jours l'amoureux m'a amené un gros paquet qui provenait tout droit de Paris, et sous quelques déchiquetages frénétiques de carton trônait soudainement sur ma table en verre un dessin original de mon bédéiste favori. C'est probablement ce que je possède de plus précieux et exquis à l'heure actuelle (hormis la personne qui me l'a offerte), je crois que les rires et les larmes en ont témoigné ce soir-là.

L'exposition/ Le superbe dessin en question.

Enfin, si certains cherchent éventuellement un cadeau de Saint Valentin tardif simple et émouvant, je crois que "L'amour infini que j'ai pour toi" de Monteiro remplirait cette mission à merveille.


Sinon, je suis actuellement en train de lire un ouvrage que j'ai majoritairement sélectionné pour sa couverture qui me rappelait l'extraordinaire poster australien d'Antichrist de Von Trier. Je pensais que les similitudes entre ces deux designs relevait essentiellement de la coïncidence, mais quand j'ai découvert le début de la trame qui mettait en scène un couple qui s'isolait sur une île dans l'espoir de se retrouver et se donner une dernière chance, je me suis dit "Tiens donc, cela ne nous rappelle-t-il donc pas quelque chose?" Si vous n'avez pas vu Antichrist (honte à vous!), manifestement non, mais de mon côté je vais investiguer avec délice un peu plus loin cette affaire pour voir s'il est question d'amputation génitale et de renard qui parle, et si c'est le cas, j'enverrai une lettre immédiatement au danois pour lui annoncer que j'ai découvert sa source d'inspiration.


J'espère qu'il s'agira une fois de plus d'une heureuse découverte fortuite en matière de littérature, David Vann semble extrêmement populaire pour ses premiers ouvrages qu'il est conseillé apparemment de lire accompagnés d'une boîte d'antidépresseurs et qu'on qualifie de sorcier de l'écriture. J'espère que les promesses de génie seront tenues, puisque rien que l'art déployé pour ses couvertures me donne déjà envie de me plonger dans l'entièreté de son répertoire.


FASHION

Il faudrait que je vous explique un de ces jours en détails les phases que j'ai connues depuis que je travaille. J'ai mangé comme si ça n'avait plus été le cas depuis des siècles et je suis devenue obèse, et maintenant je pars enfin à la conquête de toutes ces choses qui m'ont fait de l'oeil depuis des années et que j'essaie de rassembler au plus vite au cas où les joies monétaires viendraient subitement à s'arrêter.

J'ai traqué de l'Unif ultra sold out à cause d'une youtubeuse avec un peu trop de style en pensant naïvement que si c'est joli sur des nanas tirées à quatre épingles, il en serait forcément de même avec une vieille punk comme moi (la vaste blague). J'ai donc bien consommé mon côté grunge ce mois-ci avec Unif qui est au passage de la bombe vestimentaire au niveau de la qualité, de la coupe et du rendu qu'aucun de mes vêtements jusqu'à présent n'a égalé, si qui que ce soit  se tâtait donc par le passé, ce n'est plus la peine d'hésiter.




La petite robe grunge a creusé cette drôle d'obsession en moi des tissus tartans se dégradant dans du noir que j'ai retrouvé aussi avec plaisir dans la dernière collection de Drop Dead.


J'ai aussi jeté mon dévolu sur ce top à manches mi-détachées d'Ovate pour alimenter mon côté néo-sorcière, et je crois qu'inconsciemment c'est parce que je ne me remettrai jamais de l'allure de Wayne Static qui m'a beaucoup charmée et influencée à ce niveau au cours des années. Pour votre éventuelle considération, Ovate c'est également du 10 sur 10 tous domaines confondus, du moins sur l'unique pièce que j'ai commandé.




Enfin, je n'oublie pas mon penchant street goth que j'ai assouvi cette fois-ci avec des gants Long, une marque une fois de plus totalement impeccable au niveau de ma commande, et si les prix peuvent paraître élevés, à mes yeux c'est largement justifié et se manifeste par un réel gage de qualité...


Le mois prochain je m'attaque à mon côté post-apocalyptique en me livrant corps et âme dans l'acquisition de pièces de Demobaza que j'ai découvert grâce à Eli; un autre vieux rêve qui m'obsède et auquel j'aimerais enfin pouvoir accéder. La sélection va être extrêmement rude et avec ma classe naturelle et mon maintien de troll je crains vraiment de ressembler à une connasse qui s'est habillée avec un vieux sac à patate troué plutôt qu'à une survivante charismatique d'un monde usé et en déclin. 


VIDEO GAMES


Dans la section jeux vidéos, les copains et les collègues m'ont soufflé qu'apparemment Don't Starve est un des jeux foutrement sympathique du moment, et que le principe en est tellement simple que même une handicapée profonde de la manette comme moi pourrait s'en sortir. J'adhère déjà complètement au style Paranorman/Burtonesque du jeu, et j'espère avoir l'occasion prochainement de me lancer!




TOTALLY RANDOM

Enfin dans la section fourre-tout et grand bazar qui n'intéresse strictement personne, nous avons un bon paquet de choses. J'ai eu l'occasion de faire un tour à Anvers, et les trois délices que j'en retiens sont mes premiers achats chez All Saints qui furent aussi réjouissants et cruels financièrement que je me l'étais imaginé, les cornes d'antilope que j'ai ramené chez moi après être passée dans l'extraordinaire cabinet de curiosités de Steen & Been, et notre entrée inespérée dans le complexe urbex très impressionnant du centre ville, la chambre des commerces qui est d'une insupportable beauté à vous couper le souffle.


All Saints, Kammenstraat, Antwerpen


Steen&Been, Volkstraat 59, Antwerpen


Chambre des Commerces, derrière Meir Straat.

Sinon, je suis toujours éperdument amoureuse de Felice Fawn:


Et je me suis achetée des graines de Tacca Chantrieri  que je sais pertinemment que ma négligence naturelle n'arrivera jamais faire pousser, à cause de Heartless Witch. Je suis motivée mais ça sent l'échec cuisant.


J'ai trop traîné sur le Flickr de Lafillerenne, par sa faute en deux clics je me suis procurée un Canon ae1 program de seconde main avec un 50 mm 1.4 (on ne change pas une équipe qui gagne, n'est-ce pas!). Il est bien plus lourd et complexe que ce que j'imaginais, mais je suis soulagée de posséder un argentique de qualité qui va me suivre partout, et j'ai hâte de le bidouiller et d'expérimenter (et de probablement totalement bousiller ma première pellicule...) A suivre?



A part ça, rien.(C'est faux mais si je continue de reporter, cet article ne sera probablement jamais posté.)
La prochaine fois, je reviens avec un post photos et je vous évoque mon week-end à Brighton qui s'est avéré être un coup de coeur intergalactique en plus de ma nouvelle patrie de coeur en devenir.